Mon Village, Donald Trump et le Ketchup – Arte

Sujets principaux de ce documentaire

Sujets secondaires abordés dans ce documentaire

donald trump

Ce documentaire diffusé par Arte et réalisé par Simone Wendel, met en lumière la ville de Kallstadt, située en Allemagne, et d’où l’on retrouve les origines des familles Trump et Heinz.

 

À propos …

 

Simone Wendel, réalisatrice de ce documentaire, nous emmène découvrir sa sympathique ville de Kallstadt, ses 1200 habitants et ses 27 associations dont pratiquement tous  sont adhérents. Vous l’aurez compris, les citoyens de Kallstadt aiment vivrent ensemble et c’est ce qui les rend plutôt chaleureux lorsqu’on les découvre !

Simone Wendel s’est posée cette question : Pourquoi Kallstadt est elle la ville d’origine de deux géants Américains ? Est-ce dû au hasard, ou bien dans cette ville les habitants ont une force de caractère qui en font d’excellents entrepreneurs ?

C’est en partant de cette réflexion que la réalisatrice nous propose ce documentaire.

La famille Trump

Friedrich le grand père de Donald Trump, originaire de Kallstadt, à immigré aux Etats Unis en 1885 à l’âge de 16 ans. C’est comme cela que le nom de Trump, à l’origine Drumpf  selon certains biographes, voyagea outre Atlantique. A cette époque, l’une des soeurs de Friedrich Trump habite à New York, c’est donc naturellement qu’il logera chez elle dans un premier temps. Travaillant pendant 6 ans en tant que barbier, Trump devient citoyen américain en 1892 lors des premières élections présidentielles.

En 1894 il revend un établissement, acheté quelques années auparavant lorsqu’il emménagea à Seattle, le « Dairy Restaurant », reconnu également pour être une des maisons closes les plus fréquentées de la ville. Il décide de partir à Monte Christo dans l’état de Washington, c’est l’époque de la « Ruée vers l’Or » et il profite de cette occasion pour effectuer ses premiers investissements immobiliers, créant sans le savoir l’ADN de plusieurs générations de la famille Trump. Il installera quelques établissements, restaurants et maisons closes, dans différentes villes où les mineurs en quête d’or affluent, Trump s’enrichit rapidement. Il décède le 30 Mars 1918, à 49 ans, d’une pneumonie, sa veuve Elizabeth Trump et son fils Frederick Trump reprendrons les projets immobiliers de la famille.

En 1920, Frederick Trump fera grimper la fortune familiale en faisant construire et en revendant des « single-family-houses », sorte de bungalow ou petites maisons dans le quartier du Queens à New York. Il est également l’un des pionniers du concept du supermarché. Pendant la seconde guerre mondiale, il dissimule ses origines allemandes et se fait passer pour un suédois, craignant qu’on le prenne pour un sympathisant du régime Nazi. A cette époque, il fait construire des maisons pour l’US navy. En 1964 il fît construire le « Trump Village »  un complex de plusieurs immeubles dans le quartier de Brooklyn à New York. La fortune des Trump s’agrandit d’investissements en constructions. Donald Trump, le deuxième fils de Frederick, rejoindra l’entreprise Trump Management & Co en 1968 à 22 ans, et ce dernier en deviendra le président en 1974. Il rebaptisera la compagnie de son père en 1980, The Trump Organization.

A la fin de sa vie Frederick Trump fût atteint de la maladie d’Alzheimer, et décéda en 1999 des suites d’une pneumonie.

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La famille Heinz

John Henry Heinz était également originaire de la petite ville de Kallstadt. L’un des habitants actuels de la ville est d’ailleurs un descendant des deux familles, Heinz et Trump. Heinz immigre aux Etats Unis en 1840, il sera rejoint par sa fiancée Anna Margaretha en 1943, ils se marieront à Birmingham, en Pennsylvanie, la même année.

Henry John, le fils de John Henry 🙂 deviendra le créateur de la renommée marque de Ketchup, Heinz. Dans les années 1970, Henry John fonda la compagnie Heinz Noble & Company avec un ami L. Clarence Noble, cette compagnie était destinée à la commercialisation de raifort, mais elle fit faillite. L’année suivante en 1876, il fonda alors avec son frère John Heinz et son cousin Frederick Heinz, la société F & J Heinz et débuta le commerce de ketchup. Il racheta les parts de son frère et son cousin quelques années plus tard et renomma l’entreprise H. J. Heinz Company.

John Henry Heinz fût reconnu comme un excellent patron, offrant à ses employés de bonnes conditions de travail, la prise en charge de leurs soins médicaux, l’accessibilité gratuite à une bibliothèque, à des concerts, clubs de sport … La société était également réputée pour son hygiène dans la préparation des produits.

John Henry Heinz décéda en 1919, à l’âge de 74 ans à Pittsburgh, en Pennsylvanie.

 

credit photo ©Arte

Boxe – Des poings et des hommes

Sujets principaux de ce documentaire

Sujets secondaires abordés dans ce documentaire

boxe

Des poings et des Hommes, est un documentaire retraçant l’histoire de la boxe, par les grands boxeurs qui ont fait la popularité de ce sport.

 

 

À propos …

La boxe, un sport aux origines antiques

La boxe a ses origines dans le pugilat et le pancrace, deux disciplines que l’on peut qualifier de « boxe antique », et que l’on retrouve dans différentes civilisations : sumérienne, égyptienne et grecque.

La pugilat deviendra un sport à part entière lors de son intégration aux Jeux Olympiques pendant la période de la Grèce antique.

De même que les Jeux Olympiques, le pugilat, sera interdit en 394 par l’empereur romain Théodore Ier, mais il réapparaitra en Angleterre au XVII siècle.

Au XIX on assiste à l’arrivée des « matchmakers » qui organisent alors des combats clandestins, faisant de ce sport une pratique plutôt anarchique et violente. C’est en 1865-1867 que la boxe dite « moderne » apparait, en devenant alors codifiée par des règles de jeu. Ces règles, au nombre de 16, sont appelées « Les règles du Marquis de Queensberry ». Vous pouvez les retrouver ici 🙂 ! En réalité, l’auteur de ces règles est John Graham Chambers un sportif et journaliste écossais. C’est lui même qui sera à l’origine du port obligatoire de gants, du round de 3 minutes et du décompte de 10 secondes. Quant au marquis de Queensberry, il est l’homme qui aida John Graham Chambers à faire reconnaitre internationalement les nouvelles règles du combat de boxe.

« Le combat de boxe est une rencontre selon laquelle les participants s’échangent des coups avec correction, de manière à rester debout. »

Marquis de Queensberry

Grâce à l’édition de ses règles, le combat de boxe se pratique alors de manière plus technique et est disputé par des professionnels. La boxe fera sont apparition pour la première fois aux Jeux Olympiques de 1904 à Saint Louis, aux Etats Unis. (La boxe féminine sera reconnue aux Jeux Olympique de 2012 à Londres )

« Le match du siècle » en référence au championnat du monde de poids lourds, disputé entre le français George Carpentier et l’américain Jack Dempsey à Jersey City le 02 Juillet 1921, restera dans l’histoire de ce sport « le plus grand combat sur le ring des temps modernes ». Préparé deux ans à l’avance par Tex Richard, l’un des plus grands promoteurs de combats de boxe du monde, il fût construit spécialement pour l’occasion une arène pouvant contenir jusqu’à 80 000 personnes.  Des spectateurs affluèrent du monde entier afin de pouvoir assister au premier match entre un boxeur français et un boxeur américain. Une vingtaine de caméraman étaient présents afin de filmer le match, 85 télégraphistes et cableurs étaient chargés de retransmettre en direct au monde entier les résultats des rounds et 300 reporters furent envoyés par toute la presse internationale afin de couvrir l’évènement. Le match de Jersey City fût l’une des plus grandes manifestations sportives de ce début de siècle.

Boxeurs et legendes

Plusieurs boxeurs feront la popularité de ce sport. Supportés par des millions de personnes, ils deviendront de vrais symboles populaires. En général issus d’une classe sociale modeste, ils deviennent les représentants du rêve américain et sont suivis par toute une foule qui aime s’identifier à eux.

Comme cité dans ce documentaire, Jack de la Motta, Georges Carpentier, Rocky Marciano, Max Schmeling, Gene Tunney, Mohamed Ali, George Foreman, Mike Tyson … participeront à faire de la boxe un sport de légende, grâce à leur destins à la fois exceptionnels et pour certains tragiques.

 

 

 

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Plage – Michaël Lheureux

Sujets principaux de ce documentaire

Sujets secondaires abordés dans ce documentaire

La plage

Venez passer une petite heure à la plage avec nous ! découvrir d’un peu plus près toutes ces personnes que vous avez croisé certainement cet été, mais de loin.

 

Capture d’écran 2016-08-23 à 14.57.10

À propos …

Et si on retournait à la plage ?

Plage est un documentaire de Michaël Lheureux, réalisateur également de Papy-Mamy produit par quark, diffusé sur France 3 et récompensé par la SCAM. Plage à été réalisé en Haute Normandie, sur la plage du Val-André.

Dans ce documentaire, le réalisateur à pris comme sujets principaux la plage et ses vacanciers. Sans commentaires en off, on profite pleinement de l’ambiance sonore de ce lieu prisé, où cohabitent touristes et habitants des environs. Conversations, babillages des petits aux joues rosées par le soleil, rouleaux d’écumes …  viennent rappeler à nos oreilles les moments passés sur cette plage, la fameuse qu’on se languit de rejoindre quand vient l’hiver. Merci à Jean Yves Pouyat l’ingénieur du son pour ce cadeau 🙂 !

Ensemble de saynètes où se croisent toutes les générations, endormies, dévêtues, amoureuses, emerveillées, la Plage, à travers l’oeil du réalisateur nous apparait comme une exposition, où l’on se balade de tableaux en tableaux, admirant la lumière, les poses, les couleurs, les regards.

Le réalisateur explique sa méthode de travail sur le site de KuB :

« Je cherche et explore la matière qui va constituer mon film : le petit peuple de cette plage. Je me mets en position de capture : j’attends la situation, la séquence singulière qui va me permettre d’entrer dans mon sujet. (…) J’aime être près des gens et danser un peu avec eux quand je les filme. J’aime bien que les gens me sentent, j’aime bien qu’on fasse communauté, que le cinéma baigne dans le réel et pas comme sur des tournages où l’équipe cinématographique est sur un piédestal d’où elle regarde le monde d’en haut avec des airs parfois supérieurs »

Effectivement, Plage est un documentaire à hauteur d’hommes, là où se rejoint esthétisme et émotion. Avec la plus belle des simplicité, Michael Heureux a saisi la réalité de ses instants passés sur cette grande scène ensablée, où l’on joue nos premiers souvenirs de vacances, nos premiers baisers, nos plus belles siestes, nos premières vacances entre potes… !

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Credits photos ©Michaël Lheureux @KUB

Madame la Présidente – Ellen Johnson Sirleaf

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Sujets secondaires abordés dans ce documentaire

Ellen johnson sirleaf

Madame la Présidente est un documentaire diffusé par Arte, Daniel Jugen le réalisateur a accompagné Ellen Johnson Sirleaf lors de sa première année à la tête du gouvernement du Liberia.

À propos …

Le 23 novembre 2005, Ellen Johnson Sirleaf devient la première femme élue à la tête d’un pays africain. Après 14 ans de guerre civile, l’investiture de la nouvelle présidente du Liberia devient un symbole, celui du changement. Ce pays considéré comme l’un des 15 pays les plus pauvres du monde (selon les Nations Unis) doit se reconstruire.

« L’avenir nous appartient car nous l’avons prit en main »

Ellen Johnson Sirleaf

Ellen Johnson Sirleaf  « La dame de fer »

Lors de la prise de ses fonctions Ellen Johnson Sirleaf se retrouve aux commandes d’une population totalement desoeuvrée et qui attend beaucoup, il y a urgence de rétablir le pays. Pour son documentaire Daniel Junge va accompagner la présidente pendant 1 an. Cette première année d’exercice est une phase de transition et le temps des prises de décisions et des choix radicaux, afin de changer les habitudes d’un pays qui va mal.

Sirleaf est née à Monrovia (1938) et est issue d’une famille aisée du Liberia. Son père était avocat et elle est fait également partie de la même famille que le premier président libérien, né sur le sol de son pays ( Hilary R. W. Johnson ).

Mariée à 17 ans à James Sirleaf, elle l’accompagnera dans ses voyages et ses études aux Etats Unis. Après un brillant parcours, elle obtiendra plusieurs diplômes de différentes universités américaines, dont celle d’Harvard.

A la suite de ses études elle rentre au Liberia, pour travailler sous le gouvernement de William Richard Tolbert. Elle exercera les fonctions de secrétaire d’État aux Finances entre 1972 et 1978, puis ministre des Finances entre 1979 et 1980.

A la suite du coup d’état porté par Samuel Doe en 1980 et l’assassinat du président Tolbert, ainsi qu’une partie de son ministère, Ellen Johnson Sirleaf quitte alors le pays après avoir affirmé publiquement son désaccord avec le nouveau parti en place. En exil, elle prépare déjà son retour afin de faire campagne en opposition avec le gouvernement militaire. En 1985, lorsqu’elle reviendra au Liberia pour se présenter à la présidence, elle sera condamnée à 10 ans de prison pour son opposition au régime, mais sera autorisée à quitter le pays de nouveau. Pour sa ténacité elle sera surnommée « La Dame de Fer » !

En 1997, Sirleaf se présente aux élections présidentielle du Liberia, contre Charles Taylor. Elle perdra à 25% contre 75%. Cette élection très controversée sonnera une fois encore l’exile d’Ellen Johnson Sirleaf, qui partira pour Abidjan.

Après une deuxième guerre civile, c’est en 2005 qu’elle fera son grand retour. Un gouvernement de transition va être mis en place au Liberia afin d’assurer l’équilibre politique du pays. En tant que représentante du Unity Party, Ellen Johnson Sirleaf se présente alors à la présidence contre George Weah. Elle remportera les élections avec 59,4 % contre 40,6 % des suffrages. Elle prendra ses fonctions le 16 Janvier 2006.

En 2011, à la fin de sa présidence, elle se représente au même poste, malgré sa promesse en 2005 de ne faire qu’un seul mandat. Quatre jours avant les élections, elle sera récompensée du Prix Nobel de la Paix (qu’elle partagera avec Leymah Gbowee, elle aussi libérienne, et à la Yéménite Tawakkul Karman ). Malgré ses détracteurs elle n’en fera pas mention durant les derniers jours de sa campagne. Après une élection encore une fois controversée par ses opposants, Ellen Johnson Sirleaf est réélue. Elle prendra ses fonctions le 16 Janvier 2012 pour un autre mandat de 6 ans.

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Photo Credits © Chatham House

Les femmes dans les casques bleus

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Sujets secondaires abordés dans ce documentaire

les casques bleus

Ce documentaire, réalisé par Farida Pacha, nous révèle le quotidien d’une unité spéciale des casques bleus, composée de soldats indiens exclusivement féminin. A la veille de l’élection présidentielle au Liberia, celles ci sont chargées de maintenir la paix entre les partisans des partis adverses.

 

 

À propos …

 

« Prouver qu’une unité féminine ne réduit pas nos capacités » 

Poona Gupta Contingent comandant

Femmes et casques bleus

Elles s’appellent Poona, Rubi, Meenaskshi ou encore Tejinder, elles viennent d’Inde et sont soldats dans les casque bleus. En service, au Liberia elles surveillent la nouvelle élection démocratique qui va se dérouler dans quelques jours. Il s’agit seulement de la deuxième élection de ce genre. Le Liberia est un pays à l’histoire marquée par les différences sociales entre ses citoyens. Crée en 1821 par les Etats unis et plus exactement par une société de colonisation dans le but d’y installer des esclaves noirs libres, les autochtones voient débarquer chez eux une nouvelle population: Les Americano Libériens. A compté de cette date les tensions entre la population débutent.

Ces derniers, arrivés d’Amérique, occuperont le pouvoir pendant près d’un siècle et les autochtones, souvent soumis à des travaux forcés et relégués au titre de « citoyens de seconde zone » n’acquerront le droit de vote qu’en 1945.

En 1980, Le coup d’état, qui se transformera en dictature, est mené par un autochtone, Samuel Kanyon Doe, cela aura pour cause d’accentuer les tensions au sein de la population, ainsi que les guerres civiles. Depuis plus de 10 ans l’ONU est installé au Liberia afin d’aidé le pays à retrouver une stabilité politique.

L’Inde et les casques bleus :

L’inde, est l’un des pays les plus représenté dans les rangs des casques bleus. Cette unité spécialement féminine est déployé depuis 2007 et est la première à participer à des missions de maintient de la paix dans le monde. Pour des missions d’une durée d’un an renouvelable, elle est composée de 102 femmes et de 23 hommes qui occupent principalement des postes de chauffeurs, cuisiniers, mécaniciens …

« Personne ne doutait de nous , car nous avions confiance en nous même » 

Poona Gupta, Contingent commandant

Comme chaque unité, ces femmes casques bleus sont tout d’abord entrainées en Inde, elles ont un quotidien drastique, elles exercent le tir, des cours d’attaques, de défense, d’arts martiaux, de géopolitique …

L’urgence de trouver un travail, l’amour de l’uniforme, la fuite d’une situation familiale complexe, sont d’autant de raisons qui ont poussé ses femmes à s’enrôler dans les casques bleus.

Il à été constaté que leur présence au Liberia a énormément rassuré la population féminine et a également participer à une croissance d’engagement des libériennes au sein de la police du pays. Elle représentant aujourd’hui 16 % des effectif.

Selon l’ONU, encore trop peu de pays proposent d’envoyer des femmes au sein des casque bleus. L’Inde fût le premier à créer ce genre d’unité, bouleversant les stéréotypes.

 

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© Photo : Archives – UN/MINUSTAH

L’ONU – dernière station avant l’enfer

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Sujets secondaires abordés dans ce documentaire

L'ONU

« Peut on imposer la Paix ? » Dans ce documentaire, Arte et le réalisateur Pierre Olivier François reviennent sur le rôle des casques bleus, soldats du maintient de la Paix dans le monde.

 

 

À propos …

 

« Vous n’êtes pas là pour combattre, vous êtes là pour faire la paix »

Kofi Anan à propos des casques bleus

L’ONU :

L’ONU (Organisation des Nations Unis ) à été crée le 24 octobre 1945 (à San Francisco), à la suite de la seconde guerre mondiale et de l’échec de la Société des Nations, dans son rôle de maintient de la paix. La condition afin de pouvoir faire partie des signataires de l’ONU, est d’avoir déclaré la guerre à l’Allemagne (lors de la seconde guerre mondiale) au moins 3 mois avant sa capitulation. 51 pays intégrerons l’Organisation et signerons la Charte.

Afin de tirer des leçons des erreurs passées, l’Organisation propose que tous les états signataires soit représentés par un ambassadeur permanent, et d’instaurer un conseil de sécurité composé de quinze membres, dont cinq permanents disposant d’un droit de véto. Ces cinq pays permanents au conseil de sécurité de l’ONU seront les vainqueurs de la seconde guerre mondiale : Les Etats Unis, la Russie, La France, la Chine et le Royaume Unis.

Les dix états restant du conseil de sécurité, sont représentés seulement pendant deux ans.

Aujourd’hui l’Onu compte 193 membres sur les 197 reconnu par l’Organisation. Ils s’organisent autour de l’Assemblée générale et de plusieurs autres instances telles que : le conseil de sécurité, la cour internationale de justice et le conseil économique et social. L’Organisation des Nation Unis trouve son financement auprès des pays signataires et de fonds contributaires privés.

Les casques bleus :

Les Casques bleus (blue berets, blue helmets ) représentent la Force de maintient de la paix des Nations Unis. Cette force fût crée en 1948 dans le but d’apporter un déploiement militaire aux actions de maintient de la paix de l’ONU, et à cette époque particulièrement afin de gérer la trêve dans la guerre Arabo-Israélienne.

Aujourd’hui, elle compte environ 90 000 soldats. La majorité des soldats viennent de pays en voie de développement. Il est reconnu que l’Inde, le Pakistan, le Nepal, le Bangladesh et l’Ethiopie, font partie des principaux pays représentés au sein de cette armée. Les militaires, policiers ou civils volontaires peuvent rejoindre l’armée des casques bleus.

La première intervention armée eu lieu en 1956 afin de résoudre la crise du Canal de Suez entre, l’Egypte, la France, l’Angleterre et Israel .

En 1988, l’Armée de la Force de maintient de la paix des Nation Unis a reçu le prix Nobel de la Paix. Dans leur intervention les casques bleus doivent faire preuve de neutralité, ils doivent limiter leur force seulement à des fins de défense, et ne peuvent être présent que part consentement des pays en conflit, telles sont les trois premières règles éditées par les Nations Unis afin d’encadrer leur armée.

Les casques bleus ont plusieurs missions. Celles de patrouiller dans les zones de conflit, afin de marquer leur présence et d’anticiper tous évènements violents, de désamorcer des situations de tensions entre pays ou citoyens et également d’aider les personnes appartenant aux populations en détresse. Ils sont médiateurs, ils doivent apaiser les conflits et maintenir la sécurité des population victimes.

Aujourd’hui le budget annuel alloué par l’ONU à cette armée est de 8 milliards de dollars, pour les 16 missions actuellement en cours. Cela représente environ 0,5 % des dépenses militaire mondiale.


Préambule de la Charte des Nations Unis en date du 26 Juin 1945

« Nous, peuples des Nations unies

Résolus

à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances,

à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites,

à créer les conditions nécessaires au maintien de la justice et du respect des obligations nées des traités et autres sources du droit international,

à favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande,

Et à ces fins

à pratiquer la tolérance, à vivre en paix l’un avec l’autre dans un esprit de bon voisinage,

à unir nos forces pour maintenir la paix et la sécurité internationales,

à accepter des principes et instituer des méthodes garantissant qu’il ne sera pas fait usage de la force des armes, sauf dans l’intérêt commun,

à recourir aux institutions internationales pour favoriser le progrès économique et social de tous les peuples,

Avons décidé d’associer nos efforts pour réaliser ces desseins

en conséquence, nos gouvernements respectifs, par l’intermédiaire de leurs représentants, réunis en la ville de San Francisco, et munis de pleins pouvoirs reconnus en bonne et due forme, ont adopté la présente Charte des Nations unies et établissent par les présentes une organisation internationale qui prendra le nom de Nations unies. »

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La danseuse indienne, Mrinalini Sarabhai

Sujets principaux de ce documentaire

Sujets secondaires abordés dans ce documentaire

Mrinalini Sarabhai

Documentaire sur la vie de Mrinalini Sarabhai, pionnière de la danse contemporaine indienne. Réalisé entre autre par Malika Sarabhai, fille de la danseuse, ce documentaire revient sur les principales chorégraphies qui ont porté la danse indienne à un rayonnement international.

 

 

À propos …

Mrinalini Sarabhai « La bombe atomique hindou »

Mrinalini Sarabhai est née en 1918 dans la province du Kerala, en Inde et décéda en Janvier 2016 à l’âge de 97 ans.

Issue d’une formation classique Mrinalini Sarabhai fut une des pionnières de la danse contemporaine indienne et redonna au Bharata Natyam ses lettres de noblesse.

Au XIX siecle le Bharata Natyam alors exclusivement dansé dans les temples et par des femmes, était tombé en désuétude, Sarabhai réinterpreta à sa manière cette danse,  lui apportant de la mixité et proposant des représentations sur scène. Elle fut également une des premières femmes à danser le Khatakali, danse traditionnelle indienne exclusivement dansée par des hommes et originaire du sud de l’Inde.

Dans ce documentaire sa fille Malika Sarabhai, elle même danseuse classique, revient sur le travail de sa mère, et les chorégraphies qui ont marqué sa carrière, mais aussi l’histoire contemporaine de la danse indienne.

Mrinalini Sarabhai a porté la danse classique indienne sur les scènes contemporaines du monde entier. Cette danseuse, à réinterprété les danses traditionnelles de son pays afin de les faire entrer dans la modernité, de les rendre accessibles à un public nouveau, de les faire rayonner.

En mettant au coeur de ses chorégraphies la vie actuelle indienne, la mixité, Mrinalini Sarabhai à crée plus que des spectacles de danse, elle a inclus dans ses créations de vrais partis pris, et des axes de reflections.

Plusieurs fois récompensée par des prix internationaux, son travail qui a marqué une nouvelle génération de danseurs, se transmet encore aujourd’hui au sein de l’école qu’elle a fondé à Ahmedabad avec son mari Vikram Sarabhai en 1949 : Darpana Academy of Performing Arts. Cette école dispense aujourd’hui differents enseignements artistiques comme la danse, les arts martiaux, l’écriture, chant, instruments de musique. Elle possède également dans son programme une offre de résidence d’artistes sous l’égide de l’UNESCO. Enfin la Darpana Academy of Performing Arts travaille régulièrement sur des sujets touchant aux droits des femmes, à l’écologie et aux droits des hommes en général, sociaux et internationaux.

Le style de Mrinalini Sarabhai a permit à la dans Indienne de franchir de manière significative une nouvelle étape. En apprenant plusieurs formes de danse avec les plus grands maîtres indiens, cette dernière fût considérée comme visionnaire dans sa manière de créer et d’interpréter des chorégraphies.

« J’étais toujours à la recherche de sujets de danse qui pourraient bouleverser les gens »

Mrinalini Sarabhai

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Quelques uns des spectacles abordés dans le documentaire :

Shakuntala en 1975

Aspiration en 1975

Chandalika en 197

Krishna en 1996

The dance of Life en 2044

 

 

La crise de Suez, le pacte secret

Sujets principaux de ce documentaire

Sujets secondaires abordés dans ce documentaire

La crise de Suez

Dans ce documentaire, diffusé par France 5, Peter Hercombe revient sur la crise de Suez, fin 1956 début 1957 qui a bouleversé la scène politique mondiale. La mise en place d’une coalition secrète des français, britanniques et israéliens voulant renverser le gouvernement égyptien en place de Nasser.

 

 

À propos …

 

Retour sur la crise de Suez :

Le Canal de Suez est situé au nord de l’Egypte, il fût mis en service le 17 Novembre 1869, après dix années de travaux.

Il permettait aux bateaux de commerce de raccourcir leurs trajets et de ne plus avoir à contourner la pointe sud de l’Afrique, pour se rendre en Asie ou en Europe. Le canal avait une visée internationale, bien que construit et principalement financé par l’Egypte.

Le canal est « libre et ouvert, en temps de guerre comme en temps de paix, à tout navire de commerce ou de guerre, sans distinction de pavillon ».

29 octobre 1888, la convention de Constantinople

Tous les bateaux de tous les pays sont autorisés à l’emprunter.

A la fin de la construction du Canal de Suez, l’Egypte et la France en sont les deux principaux actionnaires. Toutefois, en 1875, l’endettement de l’Egypte contraint le gouvernement à vendre ses parts.

L’ Angleterre qui avait tenté d’empêcher la construction du canal de peur de perdre son monopole sur la route des Indes, au profit de la France, en sera l’heureux acquéreur. Dès l’acquisition du Canal de Suez, les troupes militaires Anglaises débarquent en Egypte et s’installent aux abords du canal afin d’y établir son contrôle.

Le 23 Juin 1956, lorsque Gamal Abdel Nasser arrive au pouvoir en Egypte, cette dernière est asphyxiée par une économie en chute libre, une agriculture décroissante et des populations s’appauvrissant chaque jour. L’Egypte est en déroute, Nasser se donne pour mission de redresser l’économie et de faire entrer son pays dans la modernité.

Extrêmement populaire en Egypte et dans le monde arabe, Nasser affiche publiquement ses opinions anti colonialiste, socialiste, nationaliste en lutte contre l’impérialisme étranger. Particulièrement contre l’Angleterre, dont l’armée est toujours présente en Egypte, alors que le protectorat Anglais est censé être terminé depuis 1936.

Afin de permettre à son pays de se relever, Nasser décide de la construction du barrage d’Assouan. Ce barrage permettrait de contrôler les eaux du Nil, favoriser l’agriculture, de remonter l’économie mais aussi d’apporter l’électricité à plus de 20 000 villages. Le barrage d’Assouan représente la porte d’entrée de l’Egypte vers le progrès.

Nasser, afin de lever des fonds, avait demandé un prêt à la banque fédérale des Etats Unis. Après acceptation, cette dernière se rétracte apprenant que Nasser vient de reconnaitre publiquement le régime communiste Chinois. C’est l’époque de la Guerre Froide, les renseignements américain le soupçonnant également de liens trop étroits avec la Russie.

Le 26 Juillet 1956, afin de trouver un autre moyen de financer le barrage d’Assouan, Nasser déclare, sans en informer quiconque, la nationalisation du Canal de Suez.

« La pauvreté n’est pas une honte, mais c’est l’exploitation des peuples qui l’est. Nous reprendrons tous nos droits, car tous ces fonds sont les nôtres, et ce canal est la propriété de l’Égypte (…) J’assigne aujourd’hui l’accord du gouvernement sur l’établissement de la Compagnie du Canal. »

Gamal Abdel Nasser, discours à Alexandrie 26 Juillet 1956

 

La crise de Suez
Gamal Abdel Nasser, discours d’Alexandrie 26 Juillet 1956

 

Le canal, situé en Egypte, avait été construit principalement sur des fonds égyptien et par une main d’oeuvre égyptienne. Il avait donc été convenu que 90 ans après sa mise en service, le canal appartiendrait en totalité à l’Egypte. Hors, lorsque Nasser annonce cette nationalisation, il est en avance sur l’accord qui avait été passé.

A cause de ce coup de force, l’Angleterre et la France le compare à Hitler et Mussolini, afin de mettre l’opinion publique de leur côté, en « surfant » sur les peurs. Les deux états européens ont déjà en tête une riposte et tente de faire reconnaitre leur statut de victime face à un régime « totalitaire » et « dangereux pour le monde entier ».

Ce qui sera appelé la Crise de Suez, commence.

 

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Une opération secrète :

La France et L’Angleterre sont déterminées à faire flancher le pourvoir de Nasser, qui les empêche d’avoir un contrôle absolu sur l’Egypte mais également sur d’autres pays arabes. Pour la scène internationale et particulièrement pour le Moyen Orient, cette crise de Suez représentera le symbole de la rébellion arabe face aux empires coloniaux.

La France et L’Angleterre réaliseront une coalition secrète avec Israel, dont les rapports sont très tendus avec l’Egypte qui soutient militairement la Palestine.

Ils organiserons « le Protocole de Sevres », une mise place stratégique d’un débarquement militaire des trois armées afin de prendre contrôle de l’Egypte sur ses terres.

« L’État hébreu attaquera l’Égypte le 29 octobre 1956 dans la soirée et foncera vers le canal de Suez. Profitant de cette agression « surprise », Londres et Paris lanceront le lendemain un ultimatum aux deux belligérants pour qu’ils se retirent de la zone du canal. Si l’Égypte ne se plie pas aux injonctions, les troupes franco-britanniques entreront en action le 31 octobre. »

Protocole de Sèvre 1956

Le débarquement armée de cette coalition durera 1 semaine, jusqu’à l’ordonnance de l’ONU du retraits des troupes Anglaises, Française et Israelienne du sol Egyptien.

De cette Crise de Suez, naîtra un profond sentiment d’échec de la part de l’Angleterre et de la France. Elle sonnera la fin de l’impérialisme de ces deux nations tel qu’il était reconnu.

La force militaire de maintient et de la paix de l’Organisation des Nations Unis (ONU) réalisera sa première intervention armée en envoyant sur place ses soldats « Les Casques bleus » .

 

 

Le haut barrage d’Assouan

Sujets principaux de ce documentaire

Sujets secondaires abordés dans ce documentaire

Le barrage d'Assouan

La Chaine américaine History Channel propose un documentaire sur la réalisation du barrage d’Assouan, en Egypte. La construction de ce barrage, considéré comme l’un des plus grands au monde, se révèlera comme l’une des entreprises les plus importantes menées au XX siècle.

 

À propos …

 

«  Le Nil est l’Egypte et l’Egypte est le Nil » 

Proverbes Egyptien

 

Le barrage d’Assouan, le défi de Gamal Abdel Nasser :

Le haut barrage d’Assouan se situe sur le Nil, au nord de l’Egypte, il fût terminé en 1970 après dix ans de travaux. Ce barrage fût construit pour compléter le petit barrage d’Assouan dont les travaux avaient débutés en 1899.

A l’initiative du grand barrage, on retrouve Gamal Abdel Nasser, président de l’Egypte de 1956 à 1970. Depuis toujours, l’Egypte est dépendante du Nil, seule grande ressource en eau du pays. Son agriculture à toujours dû s’adapter au rythme des sécheresses et des inondations du fleuve. Pendant des milliers d’années, les égyptiens ont souvent essayé de mettre au point des installations, barrages, canals… afin de pouvoir mieux maîtriser le Nil et ses fluctuations naturelles. Lorsque Nasser arrive au pouvoir, l’Egypte est un pays abîmé par la pauvreté, la famine et les endettements (notamment ceux contractés pour la construction du Canal De Suez par Mohamed Saïd Pacha, alors roi d’Egypte ).

Nasser, premier égyptien à gouverner son pays depuis l’époque des pharaons, décide lors de son accession au pouvoir de faire construire un haut barrage au Nord de l’Egypte. En effet le petit barrage d’Assouan n’étant pas assez efficace et ne pouvant faire des réserves d’eau que pour une seule année, il devient nécessaire, pour l’agriculture égyptienne, de mettre en oeuvre de nouvelles constructions. Le but de Nasser, dans cette entreprise, est de relancer l’économie de son pays en favorisant l’agriculture, notamment de blé et de coton, mais en amenant aussi l’électricité dans de nombreux villages qui en sont encore dépourvu.

Grâce au barrage d’Assouan, Nasser fera entrer son pays dans la modernité.

Entre stratégies politiques et économiques, la construction du barrage d’Assouan connaîtra de grandes difficultés à se mettre en place. Tout d’abord étudié par les ingénieurs allemands, les travaux seront finalement entrepris par les Russes avec les égyptiens pour main d’oeuvre.

Ce barrage fût en partie financé lorsque Nasser nationalisa le canal de Suez, donnant lieu à une guerre et très grande crise diplomatique, d’octobre 1956 à mars 1957. L’Egypte d’un côté et l’Israel, la France et l’Angleterre de l’autre. La France et L’Angleterre, possédant le bail du canal de Suez, dont la durée était de 90 ans, n’acceptent pas la nationalisation et envahissent la partie nord de l’Egypte, aidé des Israéliens.

Cette alliance secrète, scellée par les Accords de Sèvre,  entre deux États européens et Israël répondait à des intérêts communs économiques et politiques, leur but étant de renverser le pouvoir de Nasser et de récupérer le canal. Sous la pression de la scène internationale et surtout des Etats unis et de l’Union Soviétique (qui avait menacé l’Angleterre et la France de riposte nucléaire en cas de d’attaque) , l’Onu  exigent le retrait des troupes françaises, Anglaises et Israéliennes afin de stopper les combats et rétablir la paix.

A la fin de cet épisode de crise, le barrage d’Assouan peut alors continuer sa construction. Plusieurs problématiques sont mis en évidence, notamment la submersion de certains temples égyptiens à cause des eaux du barrage. Une vingtaine de temples doivent être alors déplacés afin de les protéger des eaux et d’une destruction. L’UNESCO décide alors de prendre en charge le déplacement de ce patrimoine historique. Il faudra faire preuve de prouesses technologiques afin de déplacer les temples, mais également des parties de montagnes car certains avaient été creusé directement à flanc, dans la roche. Il faudra quatre ans pour aboutir les travaux.

Certaines populations furent être déplacés, comme particulièrement les Nubiens (environ 117 000 personnes ), dont les terres furent engloutis sous les eaux du barrage.

Le barrage d’Assouan apporta à l’Egypte un contrôle des crues du Nil et une irrigation maitrisée toute l’année. Il permit également à 20 000 villages d’être fournis en électricité.

L’Egypte fera alors un bond dans le temps, celui du modernisme.

Le barrage d’Assouan, tout comme le canal de Suez fut construit par une main d’oeuvre égyptienne, comme pour la construction du canal, de nombreux travailleurs y périrent.

 

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Le Canal de Suez – History Channel

Sujets principaux de ce documentaire

Sujets secondaires abordés dans ce documentaire

le canal de suez

Documentaire de 45mn sur le canal de Suez, réalisé par la chaine de télévision américaine History Channel. Bruce Nash le réalisateur, revient sur l’histoire de la construction du Canal, situé en Egypte et permettant aux flottes européennes d’accéder à l’Asie sans avoir à contourner l’Afrique.

 

 

À propos …

 

« A l’extrémité de la mer Rouge est cette fameuse langue de terre qu’on appelle l’isthme de Suez, qui fait une barrière aux eaux de la mer Rouge et empêche la communication des mers » 

Georges-Louis Leclerc de Buffon (Académicien des Science et académicien Français 1707-1788 )

Ce documentaire diffusé par la chaine américaine History Channel, revient sur la création du Canal de Suez situé en Egypte. Ce canal de 162,25 kilomètres tient ses origines d’environ -1878 avant JC, à l’époque des anciennes grandes dynasties Egyptienne.

Cet Isthme entre la mer méditérranée et la mer morte, empêchait une circulation plus simple du commerce interieur. D’autre part la situation géographique de l’Egypte en faisait un carrefour entre deux monde : L’Est et l’Ouest. Lors de la révolution industriel en Europe, il devient nécessaire d’utiliser le Canal de Suez alors laissez a l’abandon et totalement recouvert de sable. En effet, pour l’Europe l’utilisation de ce nouveau chemin leur éviterait de faire le détour par l’Afrique afin de rejoindre l’Asie, leur permettant de raccourcir leurs voyages de 4 mois. C’est une formidable opportunité pour accroitre le commerce mondial.

Le canal de suez
Le canal de suez
Le canal de suez
Le canal de suez

Le Canal de Suez, une idée des pharaons :

Le Canal de Suez part de la ville portuaire de Port-Saïd sur la mer Méditerranée et la ville de Suez sur le golfe de Suez . Après le règne de Ramses II au XIIème siècle avant JC , le canal est à l’abandon. Des travaux pour le remettre en état sont ordonnés par Nakéo II en -600 avant JC, mais ils ne seront jamais achevés. Il faudra attendre environ -500 avant JC pour que le roi Darius 1er, conquérant Perse de l’Egypte ordonne d’achever les travaux du canal de Suez. Certaines inscriptions de l’époque disposées sur les rives du Nil furent retrouvées. On pouvait y lire :

« Le roi Darius a dit : je suis un Perse. En dehors de la Perse, j’ai conquis l’Égypte. J’ai ordonné ce canal creusé depuis la rivière appelée Nil qui coule en Égypte à la mer qui commence en Perse. Quand ce canal a été creusé comme je l’ai ordonné, des bateaux sont allés de l’Égypte jusqu’en Perse, comme je l’avais voulu. »

Puis ce fut au tour de Ptoleme vers -250 avant JC de restaurer le canal. Enfin pendant environ un millénaire le Canal de Suez fut boulversé par différentes modifications, abandon, reconstructions, il sera finalement détruit au VIII siècle par le calife Al-Mansur afin de se protéger des attaques en isolant la ville de Medine .

En 1850, L’Europe est en peine révolution Industrielle et vit des changements économiques. Le commerce avec l’extreme orient devient essentiel. En 1845, la première ligne de chemin de fer est inaugurée en Egypte mais elle ne suffit pas à faire voyager les très grosses cargaisons. Cette époque est aussi celle de la révolution maritime. Les vapeur à hélices remplacent les anciens voiliers en bois et les chargements peuvent donc êtres plus importants. Lorsqu’en 1979 Napoléon envahit l’Egypte, il fait faire une étude concernant la faisabilité du canal. Cette étude montrant une différence de 10 metres entre  la mer méditerranéenne et la mer noire enterre le projet de reconstruction du Canal de Suez. En 1840 une contre expertise met en avant un problème de triangulation de cette étude, les deux mers n’ont finalement pratiquement aucune différence de niveau, la construction d’un canal est bel et bien envisageable. C’est Ferdinand de Lesseps qui, en 1840, se chargera de mener à bien ce projet.

Le canal fût terminé et mis en service le 17 novembre 1869.

Il fut construit par une main d’oeuvre egyptienne, composée exclusivement de paysans obligés, par le pouvoir en place, d’effectuer les travaux. Environ 25 000 d’entre eux y périr. Les conditions de travail de ces ouvriers égyptiens fait encore polémique. Plusieurs thèses avancent qu’ils n’avaient aucun outils afin de creuser le canal, alors ensablé, et que leur conditions de travail furent déplorables. Ces derniers furent poussés, à cette époque du XIX siècle, à creuser le Canal de Suez dans des conditions plus ou moins équivalentes qu’à l’époque de Ramses II, c’est à dire à la main.

L’Egypte joua également un rôle très important dans le financement, elle fut propriétaire de la moitié des parts de la société du canal de Suez. Pour ce faire le gouvernement Egyptien dû s’endetter, ce qui causera, en partie, la monté de la pauvreté dans le pays à cette période. L’Angleterre, qui s’était opposé à la construction du canal, rachète les parts de l’Egypte afin que cette dernière puisse renflouer les caisse de l’état. L’Angleterre profitera de son pouvoir envers l’Egypte afin de s’immiscer dans sa vie politique, de nombreux bouleversements en découleront.

Après la mise en place du canal de Suez, l’économie mondiale se trouve bouleversée. Le commerce maritime fait exploser les marchés. Les coûts de transports ainsi que les prix de vente diminuent, faisant émerger une nouvelle classe sociale qui peut désormais se permettre d’acheter ce qui était pour elle, avant, hors de portée.

 

Quelques Chiffres :

Contrairement au canal de Panama, le Canal de Suez ne comporte aucunes écluses. Il mesure en moyenne 345 metres de largeur.

Environ 20000 cargaisons traversent chaque année le Canal, représentant 14 % du marché mondial de transport de marchandises.

Le Canal de Suez se traverse en moyenne en 13 heures.

 

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La Commune de 1871- France 5

Sujets principaux de ce documentaire

Sujets secondaires abordés dans ce documentaire

commune-de-paris

Dans le cadre de son émission Lundi Histoire, France 5  propose un documentaire explicatif sur La Commune de Paris en 1871. Il s’appuie sur les archives du Musée d’Art et d’Histoire de Saint Denis, du Musée de l’Histoire Vivante de Montreuil, La Ville de Paris et les Fonds de l’association des amis de la Commune.

 

 

À propos …

 

D’une durée de 55mn, produit par Mémoire Vives production pour France 5, ce film à été réalisé par Medhi Lallaoui réalisateur et écrivain, avec l’appui des commentaires de Bernard Langlois ainsi que les voix off de Jacques Chably et Claudine Baschet. Il a été diffusé en 2004.

 

1871 :

La Commune de Paris est une période révolutionnaire née en partie de la défaite de la France et sa capitulation face à la Prusses. A cette époque la ville de Paris est assiégée, les français  ressentent comme une humiliation les clauses de l’armistice mise en place le 28 Janvier 1871 entre Jules Favre ministre des affaires etrangères et le chancelier allemand Otto Von Bismarck.

Du fait d’une dure famine pendant l’hiver 1870 et 1871, et d’une résistance accrue de la population face aux Prusses, la tension monte parmis les parisiens qui ne partagent pas l’idée d’une capitulation. Le gouvernement, installé à Versailles, et le peuple de Paris se font face formant deux clans fermement opposés.

Le 18 Mars le gouvernement se sentant menacé, décide de désarmer les Parisiens en récupérant les 227 canons situés à Montmartre et Belleville, ces canons ayant été payés par les parisiens eux même, ceux ci s’insurgent et réussissent à fraterniser avec les soldats venus les récupérer. Durant cette journée la population s’en prend aux représentants du gouvernement, les généraux Lecomte et Clément-Thomas seront fusillés rue des Rosiers. C’est le début de La commune qui durera un peu plus de 2 mois, 72 jours exactement, du 18 Mars 1871 au 28 Mai 1871.

Les populations les plus riches quittent Paris tandis que les ouvriers qui occupent le centre et les arrondissements de l’est parisiens, particulièrement le 10ème, 11ème, 20ème et 13ème se fédèrent. Le 26 mars à lieu l’élection des 92 membres du Conseil de la Commune, toutes les tendances républicaine et socialiste y sont représentées, parmi eux également des anarchistes, jacobins, radicaux, blanquistes et avant gardistes. Toutefois le peuple trouve que la Commune des élus est un peu « molasse » et décide de s’organiser en clubs. L’un des plus connu sera le Club des Prolétaires, environ 2000 à 3000 personnes dont beaucoup de femmes, qui même si elles n’ont pas accès au vote, se font nommées à des postes à responsabilités. Les plus influentes Elisabeth Dmitriev, membre du Comité Exécutif de l’Union des femmes ( l’un des premiers mouvements féministes) et Louise Michel, enseignante, figure révolutionnaire et anarchiste qui sera déportée en Nouvelle Caledonie en Mai 1871. Les femmes auront tout autant un rôle majeur dans l’histoire de la Commune, jusqu’au bout elles combattrons armes à la main dans les bataillons des fédérés.

 

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Toutefois ces clubs créeront une division entre le peuple et le conseil de la Commune car beaucoup d’élus n’y prendront pas part. Nombres de journaux seront crées à cette période, on en compte plus de soixante dix,  dont les plus connus Le Cri du peuple de Jules Vallès et Le Mot d’ordre d’Henri Rochefort. Le peintre Gustave Courbet rejoint la rébellion et est élu à la Fédération des Artistes. Le 29 Mars le drapeaux rouge de La Commune est adopté, le calendrier républicain réaproprié, la colonne de la place Vendôme détruite ainsi que l’hôtel particulier d’Adolphe Thiers, chef du pouvoir exécutif exilé à Versailles.

La commune reconnait également La République Universelle, et proclame l’admission des étrangers pour ceux qui servent la France. Au sujet de Léo Frankel personnalité importante de la Commune, militant syndicaliste et socialiste d’origine hongroise :

 «  Considérant que le drapeau de la Commune est celui de la République universelle, que toutes cités a le droit de donner le titre de citoyen aux étrangers qui la servent, que cet usage existe chez les nations voisines, que le titre de membre de la Commune étant une marque de confiance plus grande encore que le titre de citoyen, comporte implicitement cette dernière qualité: la Commission est d’avis que les étrangers peuvent être admis et propose l’admission du citoyen Frankel »

Le 2 Avril La Commune déclare la séparation de l’Eglise et de l’Etat, l’école pour tous ainsi que la création d’un enseignement laïque et d’orphelinats laïque.

Toutefois, à Versailles, le gouvernement décide le 21 mai d’en finir avec cette résistance, c’est le début de ce qui sera appelé « La Semaine Sanglante ». Les troupes du Général Mac Mahon pénètrent dans Paris afin d’éliminer Les Communards, aucun prisonnier ne sera fait, tous seront exécutés sur le champs. On compte environ 900 barricades de fédérés dans Paris, tenues par des hommes, des femmes et des enfants. « La Semaine Sanglante » durera jusqu’au 28 Mai, l’Armée constituée par le gouvernement Français détruira la dernière barricade située aux environ de la rue du Faubourg Saint Denis et de la rue de la Fontaine aux Rois (où se trouve aujourd’hui une plaque commémorative) dans le 11ème arrondissement. ( Metro République ou Goncourt pour les amis curieux parisiens !) On estime l’armée de Mac Mahon à environ 130 000 hommes et celle des Communards entre 20 000 et 30 000. Cette semaine de combats particulièrement sanglante laissera beaucoup de morts environ 30 000. A peu près 6000 communards trouvèrent refuge en Angleterre, en Belgique et en Suisse.Paris mettra pratiquement vingt ans pour retrouver une main d’oeuvre qualifiée et le savoir de tous les artisans disparu à cette période.

Le Documentaire de Medhi Lallaoui pour France 5 nous offre en moins d’une heure un résumé très complet sur La Commune de 1971 qui restera une référence internationale du mouvement des ouvriers et de la fédération des classes sociales.

A la fin du documentaire deux livres nous conseillés afin d’approfondir le sujet : « Le regard d’un Parisien sur La Commune » de Jean Baronnet edité chez Gallimard et « La Commune Histoire et Souvenirs » de Louise Michel edité chez La découverte Poche.