Jack Johnson- Le champion qui divisa l’Amérique

Sujets principaux de ce documentaire

Sujets secondaires abordés dans ce documentaire

Jack johnson

Ce documentaire proposé par Arte, revient sur la vie du champion de boxe Jack Johnson, premier noir américain champion du monde dans la catégorie prestigieuse des poids lourds.

 

 

À propos …

 

Jack Johnson « le géant de Galveston »

Le 26  décembre 1908, à Sidney en Australie, Jack Johnson est le premier noir américain à remporter le titre de champion du monde de boxe catégorie poids lourds. Son adversaire le canadien Tommy Burns est le premier champion à accepter de remettre en jeu son titre contre un homme noir.

Plusieurs années avant Jack Johnson, issu de parents esclaves originaires du Texas, se voit interdire la possibilité de combattre dans cette catégorie. En effet, tous les détenteurs du titre, qui sont des hommes blancs, refusent un à un de se confronter à lui et à toutes personnes de couleurs. Nous sommes au début du XX ème siècle, malgré l’abolition de l’esclavage proclamée en 1865, le racisme anti-noirs circule toujours autant dans une Amérique qui peine à trouver les voies de l’Égalité parmis ses citoyens.

Jack Johnson est un homme ambitieux, audacieux et surtout provocateur. Malgré les contraintes sociales imposées aux citoyens américains noirs de son époque, Johnson réussira à devenir l’un des plus grands boxeurs du monde et à entrer dans l’Histoire. Soutenu par toute la communauté noire américaine, cette dernière sera lynchée par les suprémacistes blancs, et payera cher les victoires du « géant de Galveston ».

Homme riche et célèbre, amateur de femmes exclusivement blanches et de voitures, la vie effrénée de Jack Johnson attirera les jalousies, ce qui sera très certainement un moteur dans la vie de ce boxeur que rien n’arrête. Sur les rings il se plaira à humilier ses adversaires, notamment Jim Jeffries, qui poussé par l’opinion publique à combattre Johnson, afin que le titre de champion du monde soit de nouveau entre les mains d’un blanc, se verra sévèrement vaincu .

Jim Jeffries, lorsqu’il était champion du monde avait refusé pendant des années d’affronter Johnson, barrant à ce dernier l’accession au titre. Johnson savourera sa revanche le 4 Juillet 1910 dans un stade plein à craquer à Reno, dans le Nevada.

En 1912, les détracteurs de Jack Johnson le feront accuser pour violation de la loi Mann, qui interdit de voyager avec une femme à travers les Etats Unis dans le but de la prostituer. En effet, les petites amies de Johnson avaient souvent un passé de prostituée, ce qui à servit de point de départ à cette fausse accusation. Suite à son jugement et à sa condamnation pour un an et un jour d’emprisonnement, Jack Johnson réussit à s’enfuir au Canada afin d’échapper à sa peine. Il se verra souvent refuser l’entrée de certains pays en Europe, et ses économies se réduisant il retournera aux Etats unis afin de purger sa peine.

« Mon vrai crime est d’avoir vaincu Jim Jeffries »

Jack Johnson

Jack Johnson, à ouvert la porte de la boxe professionnelle aux noirs américains. Il restera une référence en tant que grand sportif mais aussi en tant que symbole de la rébellion contre la ségrégation.

 

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La construction de la Statue de la Liberté

Sujets principaux de ce documentaire

Sujets secondaires abordés dans ce documentaire

Statue de la liberté

La Statue de La Liberté est un des grands symboles de L’Amérique et particulièrement de New York, mais n’oublions pas qu’avant de se tenir droite et fière sur la baie de Bedloe (aujourd’hui Liberty Island) cette dernière fût construite à Paris. Marc Daniels réalise un documentaire riche en informations concernant la longue histoire de la construction d’une oeuvre colossale née d’un désir de Liberté.

 

 

À propos …

 

«  La Statue Colossale doit provoquer une émotion chez le spectateur, elle doit être à la hauteur de l’idée qu’elle représente» 

Auguste Bartholi 

Auguste Bartholi et La Statue de la Liberté :

Si certains souhaitent se voir offrir une petite leçon sur l’entreprenariat, nous vous conseillons fortement de regarder ce documentaire diffusé par ARTE 🙂 !!

Auguste Bartholi a consacré 21 ans de sa vie à construire son rêve, une statue colossale de 46 mètres de haut (sans son piedestal ), symbole de Liberté et d’Espoir (rien que ça) .

Mark Daniels nous raconte comment un jeune homme, débarqué de son Alsace natale, a réussit à force de détermination, à mener à bien son projet et à l’inscrire dans l’Histoire. Dans une France bouleversée par les guerres et un régime politique difficilement stable, Auguste Bartholi, républicain, est rempli d’idéaux. A force d’opiniâtreté il saura convaincre les plus puissants et les plus talentueux à le suivre dans ce projet pharaonique. Il financera sa Statue de la Liberté à coup de campagnes publicitaires bien ficelées et de produits dérivés, profitant de chaque occasion pour vendre son projet et en faire la communication.

Appuyé sur de nombreuses archives, photos, correspondances, dessins, croquis, maquettes ou encore témoignages, le documentaire de Mark Daniels nous fournis d’étonnantes révélations et nous fais vivre l’épopée de Bartoli. La Statue de La Liberté est l’héritage d’une époque confuse, les Etats Unis sortent d’une guerre civile amenant un vent de renouveau, de développement. La France, elle, peine encore à trouver sa route et sa ligne politique. Certains républicains voient l’Amérique comme une nation qui va de l’avant et se construisant un futur prospère. Elle devient un exemple pour tous ces hommes politiques français souhaitant faire changer le pouvoir.

La Statue de la Liberté est le cadeau d’une nation remplie d’espoirs à une nation qui les symbolise.

« Je lutterai pour la liberté, j’en appellerai aux peuples libres.

Je tâcherai de glorifier la république là-bas, en attendant que je la retrouve un jour chez nous »  

Auguste Bartholi

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La Statue de la Liberté en quelques chiffres (colossaux !) :

93 metres de hauteur de la torche au sol.

46,08 metres de hauteur de la torche a ses pieds;

5 metres de long pour ses mains.

2,44 metres de hauteur pour son index.

12,8 metres de long pour son bras droit.

1metre48 de long pour son nez.

225 tonnes.

210 caisses furent nécessaires pour son transport de Paris à New York.

Aujourd’hui La Statue de La Liberté «  La liberté éclairant le monde » (Liberty Enlightening the World) est devenue le symbole de toute l’Amérique.

L’idée de Bartholi de créer une statue colossale, en gage de cadeau célébrant l’amitié Franco-Américaine, lui vient lors d’un diner chez son ami Edouard de Laboulaye le 21 Avril 1865. La Statue sera inaugurée le 28 Octobre 1886.

Avant d’être installé sur l’ile de Bedloe, la Statue de La Liberté vit le jour pour la première fois à Paris. Sa construction débuta dans la fonderie de Gaget Gauthier et Compagnie au 25 rue Chazelles dans le 17ème arrondissement (métro Courcelles si vous passez pas loin …)

Il est intéressant de la voir s’élever au dessus des toits parisiens, nous qui sommes habitués à l’observer entourée de buildings…
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La guerre de Vendée, un génocide républicain

Sujets principaux de ce documentaire

Sujets secondaires abordés dans ce documentaire

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Voici une reconstitution historique de la guerre de Vendée, qui débuta en Aout 1792 jusqu’à la mort de Charette surnommée « le Roi de la Vendée ». Réalisé par Jacques Dupont, ce documentaire revient sur les détails d’une page encore ignorée de notre histoire.

 

À propos …

 

Les vendéens

La guerre de Vendée, est une guerre civile qui opposa dans l’ouest de la France les royalistes face aux Républicains révolutionnaires. Le 12 juillet 1790, l’Assemblée constituante vote la constitution civile du clergé et prévoit que tous les fonctionnaires ainsi que les prêtres, eux même au service de l’état, y prêtent serment.

Cette date annonce une division au sein de l’église. 48 % du clergé au niveau national reconnait la constitution des Republicains, néanmoins dans l’Ouest de la France ils sont plus de 65% a y être réfractaires. Pourtant la population de l’Ouest avait plutôt bien accueilli la Révolution et la prise de la Bastille, ces évènements avaient apporté de l’espoir à une population majoritairement pauvre.

En 1789 le vote de la confiscation des biens ecclésiastiques, et leur transformation en biens nationaux par la Constitution, fait naître un sentiment de spoliation des couches paysannes qui tiennent les politiques pour responsables. En effet,  avant la Révolution, ces biens, accumulés au cours des siècles grâce aux legs des membres de la communauté, étaient gérés par le clergé et au service des communautés rurales. Ils deviennent désormais propriétés des bourgeois et aristocrates. La guerre de Vendée puise ses sources dans le fossé, déjà bien creusé à l’époque, des inégalités sociales. En juillet 1791, dès la mise en application de la constitution civile du clergé, les vendéens débutent leur résistance face au pouvoir républicain.

Ce dernier prends alors des décrets répressifs contre le clergé réfractaire, par exemple en leur interdisant le culte, ou bien si cela est demandé par un minimum de vingt citoyens, la déportation hors du territoire français de tout prêtre réfractaire. Dès lors, la partie du clergé qui n’aura pas reconnu la constitution devra vivre dans la clandestinité sous peine d’être déportée ou emprisonnée.

En Mars 1793, l’insurrection Vendéenne prendra réellement un départ. La Constitution décide de réquisitionner près de trois cents milles hommes, afin de comblée l’armée de la République, qui ayant mené campagne à repousser ses ennemis européens à leurs frontières, manque désormais d’hommes. En Vendée, la noblesse suivra l’insurrection et en fera un mouvement Royaliste et Catholique. La vendéens seront reconnus, dès lors, comme le symbole de la contre révolution.

 

Combien de victimes ?

Dès 1801 jusqu’à nos jours plusieurs spécialistes ont essayé de comptabiliser le nombres de personnes décédées pendant cette Guerre de Vendée. Aujourd’hui encore il est impossible d’en connaitre le nombre exact.

En 2005, Anne Bernet qui à travaillé sur le sujet déclare :

« Un bilan exact des victimes dans les deux camps est impossible à établir, faute de sources fiables. Les estimations les plus hautes font état de 600 000 morts, les plus basses de 120 000. Aujourd’hui on évalue à 300 000 le nombre de disparus. »

Les grandes différences entre ces chiffres sont aujourd’hui encore sujets à polémiques et inspirent de nouvelles recherches.

Même si le nombre des victimes vendéennes reste approximatif, il n’en est pas moins très élevé, d’autant plus si l’on tient compte de la démographie de l’époque.

De nos jours est apparut un débat, concernant l’appellation ou non d’un génocide Vendéens. La polémique s’appuie sur l’éventuelle volonté délibérée de la Convention de procéder à l’extermination des populations vendéennes par les autorités républicaines, et de valider le caractère génocidaire des massacres commis par les agents qui exécutaient les ordres.

Les grandes figures de la Guerre de Vendée apparaissant dans ce documentaire :

 

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Louis XVII est il mort à la prison du Temple ?

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Sujets secondaires abordés dans ce documentaire

Louis XVII

L’enfant de Marie Antoinette et Louis XVI est-il mort à la prison du Temple ? Le décès de Louis XVII, Louis-Charles, de son prénom, est entourée de plusieurs légendes …

 

À propos …

 

L’Ombre d’un Doute

L’ Ombre d’un Doute est un magazine historique, diffusé sur France 3 de 2011 à 2015.

Ce numéro consacré à la mort du fils de Marie Antoinette et Louis XVI à été réalisé par Françoise Cros de Fabrique, réalisatrice et journaliste, ancien membre de l’agence Capa et Jean Christophe Revière, réalisateur, ancien membre de l’agence CAPA également.

La mort de Louis XVII, Louis Charles de son prénom, est entourée de plusieurs légendes. En effet, lors de cette période agitée de la Revolution Française, plusieurs événements et témoignages anciens sont venus jeter le trouble, quant à l’exactitude du destin de l’enfant du couple royal. Dans ce reportage les productions de France 3 et Europe 1 ont mené une enquête afin de disséquer tous les témoignages anciens et contemporains, concernant la mort de Louis Charles. Les équipes iront, entre autre, chercher des témoignages et des archives au château de Carnavalet et aux archives nationales de Paris. De même plusieurs intervenants et spécialistes sont présents, afin de nous donner leurs points de vue et leurs connaissances sur le sujet.

Les personnages 

Louis Charles Duc de Normandie, dit Louis XVII :

Louis Charles est né le 27 Mars 1785 au Chateau de Versailles . Il est le troisième enfant de Marie Antoinette et de Louis XVI, c’est aussi le deuxième garçon du couple royal. Peu avant la prise de la Bastille, Louis Joseph, son frère aîné et prétendant à la succession de son père au trône de France, est victime d’une tuberculose osseuse et décédera le 4 Juin 1789, à l’âge de 7 ans.

Louis Charles se retrouvera, de fait, seul successeur à la couronne royale et deviendra une menace pour la République qui est entrain de se mettre en place.

Lors de la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, Louis Charles à tout juste 5 ans. Il assiste à la tension qui règne et à la violence des menaces produites envers ses parents et sa famille.  Emmené avec Marie Antoinette et Louis XVI aux Tuilerires, il vivra mal ce déménagement, ne comprenant pas du fait de son âge ce qu’il se passe réellement. La seule vérité pour cet enfant, est que sa vie et celle de ses parents est menacée.

L’emprisonnement de la famille royale, le 13 Août 1792, sera un autre traumatise pour le jeune Louis Charles. Dans un premier temps, le couple royal et ses deux enfants ainsi que la soeur de la Reine vivront ensemble dans un petit appartement de la prison du Temple. Néanmoins le 29 septembre 1792 Louis XVI sera séparé de sa famille et conduit dans un autre appartement. Un mois plus tard, le jeune Louis Charles est enlevé à sa mère, sa soeur et sa tante et rejoint son père.  Après l’execution de Louis XVI l’enfant est rendu à sa mère une dernière fois avant d’être à nouveau arraché a sa famille le 1er Juillet 1793. Les enfants du couple royal vivront dès leur plus jeune âge un vrai calvaire, nourrit d’angoisses quotidiennes, de traumatismes et de peurs.

Suite à l’execution de son père, Louis XVI, Louis Charles sera reconnu parmi les sympathisants de la monarchie comme le nouveau roi de France, Louis XVII. Toutefois le 21 septembre 1792 la Monarchie est abolie et l’existence même d’un roi est un problème pour le nouveau régime mis en place par les révolutionnaires. Etant donné son jeune âge, la Convention décide de procéder à un « lavage de cerveau » de l’enfant, afin qu’il devienne un citoyen de la république et qu’il en oublie son statut de monarque.

Pour cela, le jeune Louis XVII qui a alors 8 ans, sera mis sous la tutelle d’Antoine Simon et de sa femme, avec lesquels il vivra dans la prison du Temple. Le 13 Octobre 1793 Marie Antoinette sera guillotinée, son fils ne le saura jamais. Quelques mois après le 19 Janvier 1794 Antoine Simon et sa femme quitte la prison du Temple, Louis XVII sera enfermé seul dans une cellule et bénéficiera d’un traitement particulièrement rude. Pendant six mois l’enfant sera emmuré, n’aura aucun contact extérieur, vivra dans la crasse et l’obscurité. Les dirigeants révolutionnaire ne sauront que faire du jeune roi, préférant le garder en otage afin d’en faire une monnaie d’échange, ils décident de le laisser crouprir. Le 28 Juillet 1794 Robespierre est executé, Paul Barras décide de nommé un nouveau geôlier pour s’occupé de Louis XVII, afin que ses conditions d’emprisonnement soit meilleures, et réhumaniser sa garde. Néammoins les 6 mois d’isolement absolu du jeune garçon auront eu raison de sa santé, il décédera à l’age de 10 ans le 8 Juin 1975 d’une péritonite aîgue. Son corps sera jeté dans une fosse commune.

A la mort de Louis XVII une rumeur se propage, Louis XVII aurait été remplacé par un autre enfant durant son emprisonnement et le jeune roi serait bien vivant. Une hypothèse encore soutenue aujourd’hui.

La prison du Temple : 

La Tour du Temple qui deviendra la prison de la famille royale, fût construite par les Templiers en 1240 et détruite en 1808. Elle se trouvait dans le centre de Paris, actuellement au niveau du Square du Temple, dans le 3ème arrondissement de Paris. (Metro Temple pour les plus curieux ;)). Devenue célèbre du fait de l’emprisonnement de la famille Royale et de la mort du jeune Louis XVII dans ses murs, la prison du Temple devint un lieu de pèlerinage pour les royalistes dès le début du XIX siècle. C’est pour cette raison que Napoléon 1er décidât de la faire détruire en 1808, la démolition dura 2 ans.

Dans la prison du Temple la famille Royale occupait 2 étages. Louis XVI était au 3ème étage, Marie Antoinette, sa soeur et ses enfants étaient logés juste en dessous au 2ème étage. Les appartements étaient vraisemblablement similaires. La seule survivante de cet emprisonnement sera la soeur de Louis XVII, Marie-Thérèse de France fille aînée et seule enfant restant du couple royale.

 

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Maximilien de ROBESPIERRE

Sujets principaux de ce documentaire

Sujets secondaires abordés dans ce documentaire

Maximilien de Robespierre

Anthony Pascal nous offre un documentaire présenté sous la forme de dessins fixes. L’auteur s’est attaché dans cette oeuvre, à nous faire découvrir la personnalité et le parcours de Maximilien de Robespierre, une des principales figures de la Revolution Française.

 

 

À propos …

 

«  L’esprit d’une nation réside toujours dans le petit nombre qui fait travailler le grand nombre, est nourri par lui et le gouverne » 

Voltaire (écrivain et philosophe français 1694 -1778 ) »

C’est par cette citation que débute le documentaire « Robespierre » réalisé par Anthony Pascal en 2015. Anthony Pascal est un auteur-dessinateur réputé. Il a participé aux séries télévisés Les Nouvelles aventures, Lucky-Luke, Oggy et les Cafards, Galactik Football, Alvin et les Chipmunks. Il signe également d’autres oeuvres comme son nouveau film animé L’Exil, évoquant l’histoire d’un réfugié albanais.

 

Les traits de Maximilien de Robespierre : 

Anthony Pascal ( voir le Blog du réalisateur ) nous offre un documentaire présenté sous la forme de dessins fixes. Il s’est attaché dans cette oeuvre à nous faire découvrir la personnalité et le parcours de Maximilien de Robespierre, une des principales figures de la Revolution Française. Le dessinateur explique dans un article de la Voix du Nord (écrit par Nicolas André) :

« J’ai été inspiré par les conférences de Henri Guillemin, qui n’est pas sans parti pris, mais qui a réveillé en moi de la curiosité. Je me suis intéressé au sujet et à la Révolution car ce Robespierre n’était pas celui des clichés, celui que j’avais appris à l’école. Robespierre est un personnage qui, comme Jeanne d’Arc a été mangé par son mythe ! Je me suis documenté et j’ai appris beaucoup de choses. »

Henri Guillemin (1903-1992)  était un est un historien français, critique littéraire, conférencier et polémiste, reconnu et réputé pour ses interprétations de certaines personnalité telles que Robespierre, Jeanne d’Arc, Pétain, André Gide … mais également sur certains évènements de l’Histoire Française. Concernant Robespierre il existe une publication : « Robespierre, politique et mystique »  édité par Le Seuil en 1987, mais également beaucoup d’autres sur différents personnages et évènements  historiques ( VIDEO Henri Guillemin explique la révolution Française et Robespierre – Partie 1 / Partie 2 )

Dans son documentaire sur Robespierre, Anthony Pascal signe la réalisation, les textes, le montage, et les commentaires en voix off.

Maximilien de Robespierre est un des principaux acteurs de son époque. Membre marquant du Club des Jacobin, célèbre « Montagnards » opposé aux « Girondins » , défenseur de l’abolition de la peine de mort, de l’esclavage, Robespierre était aussi un militant de l’égalité des droits des citoyens. Personnage complexe, évoluant dans un époque troublée et en mutation, il deviendra l’un des personnages symbolique qui accompagna la France dans une nouvelle ère politique.

Petit retour sur le club des Jacobins : 

Le club des Jacobins, est un des clubs les plus connus de l’histoire de la Révolution Française. D’abord appelé la Société des Amis de la Constitution ou le club Breton, le club des Jacobins tient son nom du couvent des Jacobins de la rue saint Honoré, là même où ils s’est installé en 1789. Le succès de ce club est rapide, à la fin de cette année de 1789 ils sont plus d’un millier d’adhérents. On y trouve toutes les grandes personnalités de l’époque, Mirabeau, Robespierre, Piéton, La Fayette, Dupond, Barnave, Lameth … Le club centralisé à Paris se déploie également en province par l’ouverture de filiales, en 1790 elles sont près de 150, permettant aux Jacobins de profiter d’un réseau fort dans tout le pays, et d’une structure solide. Un journal y est fondé : Le Journal des Sociétés des amis de la constitution, crée par Choderlos de Laclos. Toutefois la veille de la Fusillade du champs de Mars le 16 Juillet 1791 , Barnave qui contrôle le club, déserte les Jacobins et entraine avec lui la majorité des députés modérés. Il ne reste plus alors que Robespierre, Pétion, Roederer, Buzot, Grégoire et quelques autres. En novembre 1791 Jérôme Pétion, est élu maire de Paris. Du fait de la scission des Jacobins, provoqué par le départ de Barnave et de la majorités des députés, le club s’émancipe en tant que vrai machine politique et devient acteur dans ses relations avec l’Assemblée Nationale. Lors de la Revolution Française, le club des Jacobins se retrouve désormais être un lieu des grands débats politique, souvent en contestation avec les décisions de l’assemblée, Maximilien de Robespierre y siège en grand orateur. A cette époque La France est pratiquement en guerre avec toute l’Europe, les monarchies européenne veulent stopper La Revolution. La chute de la monarchie en Août 1972 va positionner le club des Jacobins au centre de la rébellion, élevant Robespierre comme principaux leaders de cette période.

À partir de l’automne 1792, le club change de nom et devient la « Société des amis de la Liberté et de l’Égalité » et se constitue de plus en plus de partisans jeunes, non lettrés, résolument révolutionnaire, ne cherchant qu’a être guidés.

En 1793 Les Jacobins font état d’une autorité morale colossale auprès du peuple, le club compte un réseau de 5 500 filiales en France et jusqu’à 200 000 adhérents. Le 28 Juillet 1794  la chute de Robespierre sonnera le début de la fin du club des Jacobins, qui quelques mois plus tard verra son immeuble transformé en marché public « Le marché du 9 thermidor »

Si vous souhaitez en voir un peu plus sur le documentaire Robespierre, vous pouvez consulter le Bonus du film  » Art of Robespierre »  d’Anthony Pascal .

 

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© Photo Credit/Anthony Pascal