Madame la Présidente – Ellen Johnson Sirleaf

Sujets principaux de ce documentaire

Sujets secondaires abordés dans ce documentaire

Ellen johnson sirleaf

Madame la Présidente est un documentaire diffusé par Arte, Daniel Jugen le réalisateur a accompagné Ellen Johnson Sirleaf lors de sa première année à la tête du gouvernement du Liberia.

À propos …

Le 23 novembre 2005, Ellen Johnson Sirleaf devient la première femme élue à la tête d’un pays africain. Après 14 ans de guerre civile, l’investiture de la nouvelle présidente du Liberia devient un symbole, celui du changement. Ce pays considéré comme l’un des 15 pays les plus pauvres du monde (selon les Nations Unis) doit se reconstruire.

« L’avenir nous appartient car nous l’avons prit en main »

Ellen Johnson Sirleaf

Ellen Johnson Sirleaf  « La dame de fer »

Lors de la prise de ses fonctions Ellen Johnson Sirleaf se retrouve aux commandes d’une population totalement desoeuvrée et qui attend beaucoup, il y a urgence de rétablir le pays. Pour son documentaire Daniel Junge va accompagner la présidente pendant 1 an. Cette première année d’exercice est une phase de transition et le temps des prises de décisions et des choix radicaux, afin de changer les habitudes d’un pays qui va mal.

Sirleaf est née à Monrovia (1938) et est issue d’une famille aisée du Liberia. Son père était avocat et elle est fait également partie de la même famille que le premier président libérien, né sur le sol de son pays ( Hilary R. W. Johnson ).

Mariée à 17 ans à James Sirleaf, elle l’accompagnera dans ses voyages et ses études aux Etats Unis. Après un brillant parcours, elle obtiendra plusieurs diplômes de différentes universités américaines, dont celle d’Harvard.

A la suite de ses études elle rentre au Liberia, pour travailler sous le gouvernement de William Richard Tolbert. Elle exercera les fonctions de secrétaire d’État aux Finances entre 1972 et 1978, puis ministre des Finances entre 1979 et 1980.

A la suite du coup d’état porté par Samuel Doe en 1980 et l’assassinat du président Tolbert, ainsi qu’une partie de son ministère, Ellen Johnson Sirleaf quitte alors le pays après avoir affirmé publiquement son désaccord avec le nouveau parti en place. En exil, elle prépare déjà son retour afin de faire campagne en opposition avec le gouvernement militaire. En 1985, lorsqu’elle reviendra au Liberia pour se présenter à la présidence, elle sera condamnée à 10 ans de prison pour son opposition au régime, mais sera autorisée à quitter le pays de nouveau. Pour sa ténacité elle sera surnommée « La Dame de Fer » !

En 1997, Sirleaf se présente aux élections présidentielle du Liberia, contre Charles Taylor. Elle perdra à 25% contre 75%. Cette élection très controversée sonnera une fois encore l’exile d’Ellen Johnson Sirleaf, qui partira pour Abidjan.

Après une deuxième guerre civile, c’est en 2005 qu’elle fera son grand retour. Un gouvernement de transition va être mis en place au Liberia afin d’assurer l’équilibre politique du pays. En tant que représentante du Unity Party, Ellen Johnson Sirleaf se présente alors à la présidence contre George Weah. Elle remportera les élections avec 59,4 % contre 40,6 % des suffrages. Elle prendra ses fonctions le 16 Janvier 2006.

En 2011, à la fin de sa présidence, elle se représente au même poste, malgré sa promesse en 2005 de ne faire qu’un seul mandat. Quatre jours avant les élections, elle sera récompensée du Prix Nobel de la Paix (qu’elle partagera avec Leymah Gbowee, elle aussi libérienne, et à la Yéménite Tawakkul Karman ). Malgré ses détracteurs elle n’en fera pas mention durant les derniers jours de sa campagne. Après une élection encore une fois controversée par ses opposants, Ellen Johnson Sirleaf est réélue. Elle prendra ses fonctions le 16 Janvier 2012 pour un autre mandat de 6 ans.

Sans titre-2-Récupéré

Photo Credits © Chatham House

Les femmes dans les casques bleus

Sujets principaux de ce documentaire

Sujets secondaires abordés dans ce documentaire

les casques bleus

Ce documentaire, réalisé par Farida Pacha, nous révèle le quotidien d’une unité spéciale des casques bleus, composée de soldats indiens exclusivement féminin. A la veille de l’élection présidentielle au Liberia, celles ci sont chargées de maintenir la paix entre les partisans des partis adverses.

 

 

À propos …

 

« Prouver qu’une unité féminine ne réduit pas nos capacités » 

Poona Gupta Contingent comandant

Femmes et casques bleus

Elles s’appellent Poona, Rubi, Meenaskshi ou encore Tejinder, elles viennent d’Inde et sont soldats dans les casque bleus. En service, au Liberia elles surveillent la nouvelle élection démocratique qui va se dérouler dans quelques jours. Il s’agit seulement de la deuxième élection de ce genre. Le Liberia est un pays à l’histoire marquée par les différences sociales entre ses citoyens. Crée en 1821 par les Etats unis et plus exactement par une société de colonisation dans le but d’y installer des esclaves noirs libres, les autochtones voient débarquer chez eux une nouvelle population: Les Americano Libériens. A compté de cette date les tensions entre la population débutent.

Ces derniers, arrivés d’Amérique, occuperont le pouvoir pendant près d’un siècle et les autochtones, souvent soumis à des travaux forcés et relégués au titre de « citoyens de seconde zone » n’acquerront le droit de vote qu’en 1945.

En 1980, Le coup d’état, qui se transformera en dictature, est mené par un autochtone, Samuel Kanyon Doe, cela aura pour cause d’accentuer les tensions au sein de la population, ainsi que les guerres civiles. Depuis plus de 10 ans l’ONU est installé au Liberia afin d’aidé le pays à retrouver une stabilité politique.

L’Inde et les casques bleus :

L’inde, est l’un des pays les plus représenté dans les rangs des casques bleus. Cette unité spécialement féminine est déployé depuis 2007 et est la première à participer à des missions de maintient de la paix dans le monde. Pour des missions d’une durée d’un an renouvelable, elle est composée de 102 femmes et de 23 hommes qui occupent principalement des postes de chauffeurs, cuisiniers, mécaniciens …

« Personne ne doutait de nous , car nous avions confiance en nous même » 

Poona Gupta, Contingent commandant

Comme chaque unité, ces femmes casques bleus sont tout d’abord entrainées en Inde, elles ont un quotidien drastique, elles exercent le tir, des cours d’attaques, de défense, d’arts martiaux, de géopolitique …

L’urgence de trouver un travail, l’amour de l’uniforme, la fuite d’une situation familiale complexe, sont d’autant de raisons qui ont poussé ses femmes à s’enrôler dans les casques bleus.

Il à été constaté que leur présence au Liberia a énormément rassuré la population féminine et a également participer à une croissance d’engagement des libériennes au sein de la police du pays. Elle représentant aujourd’hui 16 % des effectif.

Selon l’ONU, encore trop peu de pays proposent d’envoyer des femmes au sein des casque bleus. L’Inde fût le premier à créer ce genre d’unité, bouleversant les stéréotypes.

 

Sans titre-2-Récupéré

 

© Photo : Archives – UN/MINUSTAH