Les femmes dans les casques bleus

Sujets principaux de ce documentaire

Sujets secondaires abordés dans ce documentaire

les casques bleus

Ce documentaire, réalisé par Farida Pacha, nous révèle le quotidien d’une unité spéciale des casques bleus, composée de soldats indiens exclusivement féminin. A la veille de l’élection présidentielle au Liberia, celles ci sont chargées de maintenir la paix entre les partisans des partis adverses.

 

 

À propos …

 

« Prouver qu’une unité féminine ne réduit pas nos capacités » 

Poona Gupta Contingent comandant

Femmes et casques bleus

Elles s’appellent Poona, Rubi, Meenaskshi ou encore Tejinder, elles viennent d’Inde et sont soldats dans les casque bleus. En service, au Liberia elles surveillent la nouvelle élection démocratique qui va se dérouler dans quelques jours. Il s’agit seulement de la deuxième élection de ce genre. Le Liberia est un pays à l’histoire marquée par les différences sociales entre ses citoyens. Crée en 1821 par les Etats unis et plus exactement par une société de colonisation dans le but d’y installer des esclaves noirs libres, les autochtones voient débarquer chez eux une nouvelle population: Les Americano Libériens. A compté de cette date les tensions entre la population débutent.

Ces derniers, arrivés d’Amérique, occuperont le pouvoir pendant près d’un siècle et les autochtones, souvent soumis à des travaux forcés et relégués au titre de « citoyens de seconde zone » n’acquerront le droit de vote qu’en 1945.

En 1980, Le coup d’état, qui se transformera en dictature, est mené par un autochtone, Samuel Kanyon Doe, cela aura pour cause d’accentuer les tensions au sein de la population, ainsi que les guerres civiles. Depuis plus de 10 ans l’ONU est installé au Liberia afin d’aidé le pays à retrouver une stabilité politique.

L’Inde et les casques bleus :

L’inde, est l’un des pays les plus représenté dans les rangs des casques bleus. Cette unité spécialement féminine est déployé depuis 2007 et est la première à participer à des missions de maintient de la paix dans le monde. Pour des missions d’une durée d’un an renouvelable, elle est composée de 102 femmes et de 23 hommes qui occupent principalement des postes de chauffeurs, cuisiniers, mécaniciens …

« Personne ne doutait de nous , car nous avions confiance en nous même » 

Poona Gupta, Contingent commandant

Comme chaque unité, ces femmes casques bleus sont tout d’abord entrainées en Inde, elles ont un quotidien drastique, elles exercent le tir, des cours d’attaques, de défense, d’arts martiaux, de géopolitique …

L’urgence de trouver un travail, l’amour de l’uniforme, la fuite d’une situation familiale complexe, sont d’autant de raisons qui ont poussé ses femmes à s’enrôler dans les casques bleus.

Il à été constaté que leur présence au Liberia a énormément rassuré la population féminine et a également participer à une croissance d’engagement des libériennes au sein de la police du pays. Elle représentant aujourd’hui 16 % des effectif.

Selon l’ONU, encore trop peu de pays proposent d’envoyer des femmes au sein des casque bleus. L’Inde fût le premier à créer ce genre d’unité, bouleversant les stéréotypes.

 

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© Photo : Archives – UN/MINUSTAH

L’ONU – dernière station avant l’enfer

Sujets principaux de ce documentaire

Sujets secondaires abordés dans ce documentaire

L'ONU

« Peut on imposer la Paix ? » Dans ce documentaire, Arte et le réalisateur Pierre Olivier François reviennent sur le rôle des casques bleus, soldats du maintient de la Paix dans le monde.

 

 

À propos …

 

« Vous n’êtes pas là pour combattre, vous êtes là pour faire la paix »

Kofi Anan à propos des casques bleus

L’ONU :

L’ONU (Organisation des Nations Unis ) à été crée le 24 octobre 1945 (à San Francisco), à la suite de la seconde guerre mondiale et de l’échec de la Société des Nations, dans son rôle de maintient de la paix. La condition afin de pouvoir faire partie des signataires de l’ONU, est d’avoir déclaré la guerre à l’Allemagne (lors de la seconde guerre mondiale) au moins 3 mois avant sa capitulation. 51 pays intégrerons l’Organisation et signerons la Charte.

Afin de tirer des leçons des erreurs passées, l’Organisation propose que tous les états signataires soit représentés par un ambassadeur permanent, et d’instaurer un conseil de sécurité composé de quinze membres, dont cinq permanents disposant d’un droit de véto. Ces cinq pays permanents au conseil de sécurité de l’ONU seront les vainqueurs de la seconde guerre mondiale : Les Etats Unis, la Russie, La France, la Chine et le Royaume Unis.

Les dix états restant du conseil de sécurité, sont représentés seulement pendant deux ans.

Aujourd’hui l’Onu compte 193 membres sur les 197 reconnu par l’Organisation. Ils s’organisent autour de l’Assemblée générale et de plusieurs autres instances telles que : le conseil de sécurité, la cour internationale de justice et le conseil économique et social. L’Organisation des Nation Unis trouve son financement auprès des pays signataires et de fonds contributaires privés.

Les casques bleus :

Les Casques bleus (blue berets, blue helmets ) représentent la Force de maintient de la paix des Nations Unis. Cette force fût crée en 1948 dans le but d’apporter un déploiement militaire aux actions de maintient de la paix de l’ONU, et à cette époque particulièrement afin de gérer la trêve dans la guerre Arabo-Israélienne.

Aujourd’hui, elle compte environ 90 000 soldats. La majorité des soldats viennent de pays en voie de développement. Il est reconnu que l’Inde, le Pakistan, le Nepal, le Bangladesh et l’Ethiopie, font partie des principaux pays représentés au sein de cette armée. Les militaires, policiers ou civils volontaires peuvent rejoindre l’armée des casques bleus.

La première intervention armée eu lieu en 1956 afin de résoudre la crise du Canal de Suez entre, l’Egypte, la France, l’Angleterre et Israel .

En 1988, l’Armée de la Force de maintient de la paix des Nation Unis a reçu le prix Nobel de la Paix. Dans leur intervention les casques bleus doivent faire preuve de neutralité, ils doivent limiter leur force seulement à des fins de défense, et ne peuvent être présent que part consentement des pays en conflit, telles sont les trois premières règles éditées par les Nations Unis afin d’encadrer leur armée.

Les casques bleus ont plusieurs missions. Celles de patrouiller dans les zones de conflit, afin de marquer leur présence et d’anticiper tous évènements violents, de désamorcer des situations de tensions entre pays ou citoyens et également d’aider les personnes appartenant aux populations en détresse. Ils sont médiateurs, ils doivent apaiser les conflits et maintenir la sécurité des population victimes.

Aujourd’hui le budget annuel alloué par l’ONU à cette armée est de 8 milliards de dollars, pour les 16 missions actuellement en cours. Cela représente environ 0,5 % des dépenses militaire mondiale.


Préambule de la Charte des Nations Unis en date du 26 Juin 1945

« Nous, peuples des Nations unies

Résolus

à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances,

à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites,

à créer les conditions nécessaires au maintien de la justice et du respect des obligations nées des traités et autres sources du droit international,

à favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande,

Et à ces fins

à pratiquer la tolérance, à vivre en paix l’un avec l’autre dans un esprit de bon voisinage,

à unir nos forces pour maintenir la paix et la sécurité internationales,

à accepter des principes et instituer des méthodes garantissant qu’il ne sera pas fait usage de la force des armes, sauf dans l’intérêt commun,

à recourir aux institutions internationales pour favoriser le progrès économique et social de tous les peuples,

Avons décidé d’associer nos efforts pour réaliser ces desseins

en conséquence, nos gouvernements respectifs, par l’intermédiaire de leurs représentants, réunis en la ville de San Francisco, et munis de pleins pouvoirs reconnus en bonne et due forme, ont adopté la présente Charte des Nations unies et établissent par les présentes une organisation internationale qui prendra le nom de Nations unies. »

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La crise de Suez, le pacte secret

Sujets principaux de ce documentaire

Sujets secondaires abordés dans ce documentaire

La crise de Suez

Dans ce documentaire, diffusé par France 5, Peter Hercombe revient sur la crise de Suez, fin 1956 début 1957 qui a bouleversé la scène politique mondiale. La mise en place d’une coalition secrète des français, britanniques et israéliens voulant renverser le gouvernement égyptien en place de Nasser.

 

 

À propos …

 

Retour sur la crise de Suez :

Le Canal de Suez est situé au nord de l’Egypte, il fût mis en service le 17 Novembre 1869, après dix années de travaux.

Il permettait aux bateaux de commerce de raccourcir leurs trajets et de ne plus avoir à contourner la pointe sud de l’Afrique, pour se rendre en Asie ou en Europe. Le canal avait une visée internationale, bien que construit et principalement financé par l’Egypte.

Le canal est « libre et ouvert, en temps de guerre comme en temps de paix, à tout navire de commerce ou de guerre, sans distinction de pavillon ».

29 octobre 1888, la convention de Constantinople

Tous les bateaux de tous les pays sont autorisés à l’emprunter.

A la fin de la construction du Canal de Suez, l’Egypte et la France en sont les deux principaux actionnaires. Toutefois, en 1875, l’endettement de l’Egypte contraint le gouvernement à vendre ses parts.

L’ Angleterre qui avait tenté d’empêcher la construction du canal de peur de perdre son monopole sur la route des Indes, au profit de la France, en sera l’heureux acquéreur. Dès l’acquisition du Canal de Suez, les troupes militaires Anglaises débarquent en Egypte et s’installent aux abords du canal afin d’y établir son contrôle.

Le 23 Juin 1956, lorsque Gamal Abdel Nasser arrive au pouvoir en Egypte, cette dernière est asphyxiée par une économie en chute libre, une agriculture décroissante et des populations s’appauvrissant chaque jour. L’Egypte est en déroute, Nasser se donne pour mission de redresser l’économie et de faire entrer son pays dans la modernité.

Extrêmement populaire en Egypte et dans le monde arabe, Nasser affiche publiquement ses opinions anti colonialiste, socialiste, nationaliste en lutte contre l’impérialisme étranger. Particulièrement contre l’Angleterre, dont l’armée est toujours présente en Egypte, alors que le protectorat Anglais est censé être terminé depuis 1936.

Afin de permettre à son pays de se relever, Nasser décide de la construction du barrage d’Assouan. Ce barrage permettrait de contrôler les eaux du Nil, favoriser l’agriculture, de remonter l’économie mais aussi d’apporter l’électricité à plus de 20 000 villages. Le barrage d’Assouan représente la porte d’entrée de l’Egypte vers le progrès.

Nasser, afin de lever des fonds, avait demandé un prêt à la banque fédérale des Etats Unis. Après acceptation, cette dernière se rétracte apprenant que Nasser vient de reconnaitre publiquement le régime communiste Chinois. C’est l’époque de la Guerre Froide, les renseignements américain le soupçonnant également de liens trop étroits avec la Russie.

Le 26 Juillet 1956, afin de trouver un autre moyen de financer le barrage d’Assouan, Nasser déclare, sans en informer quiconque, la nationalisation du Canal de Suez.

« La pauvreté n’est pas une honte, mais c’est l’exploitation des peuples qui l’est. Nous reprendrons tous nos droits, car tous ces fonds sont les nôtres, et ce canal est la propriété de l’Égypte (…) J’assigne aujourd’hui l’accord du gouvernement sur l’établissement de la Compagnie du Canal. »

Gamal Abdel Nasser, discours à Alexandrie 26 Juillet 1956

 

La crise de Suez
Gamal Abdel Nasser, discours d’Alexandrie 26 Juillet 1956

 

Le canal, situé en Egypte, avait été construit principalement sur des fonds égyptien et par une main d’oeuvre égyptienne. Il avait donc été convenu que 90 ans après sa mise en service, le canal appartiendrait en totalité à l’Egypte. Hors, lorsque Nasser annonce cette nationalisation, il est en avance sur l’accord qui avait été passé.

A cause de ce coup de force, l’Angleterre et la France le compare à Hitler et Mussolini, afin de mettre l’opinion publique de leur côté, en « surfant » sur les peurs. Les deux états européens ont déjà en tête une riposte et tente de faire reconnaitre leur statut de victime face à un régime « totalitaire » et « dangereux pour le monde entier ».

Ce qui sera appelé la Crise de Suez, commence.

 

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Une opération secrète :

La France et L’Angleterre sont déterminées à faire flancher le pourvoir de Nasser, qui les empêche d’avoir un contrôle absolu sur l’Egypte mais également sur d’autres pays arabes. Pour la scène internationale et particulièrement pour le Moyen Orient, cette crise de Suez représentera le symbole de la rébellion arabe face aux empires coloniaux.

La France et L’Angleterre réaliseront une coalition secrète avec Israel, dont les rapports sont très tendus avec l’Egypte qui soutient militairement la Palestine.

Ils organiserons « le Protocole de Sevres », une mise place stratégique d’un débarquement militaire des trois armées afin de prendre contrôle de l’Egypte sur ses terres.

« L’État hébreu attaquera l’Égypte le 29 octobre 1956 dans la soirée et foncera vers le canal de Suez. Profitant de cette agression « surprise », Londres et Paris lanceront le lendemain un ultimatum aux deux belligérants pour qu’ils se retirent de la zone du canal. Si l’Égypte ne se plie pas aux injonctions, les troupes franco-britanniques entreront en action le 31 octobre. »

Protocole de Sèvre 1956

Le débarquement armée de cette coalition durera 1 semaine, jusqu’à l’ordonnance de l’ONU du retraits des troupes Anglaises, Française et Israelienne du sol Egyptien.

De cette Crise de Suez, naîtra un profond sentiment d’échec de la part de l’Angleterre et de la France. Elle sonnera la fin de l’impérialisme de ces deux nations tel qu’il était reconnu.

La force militaire de maintient et de la paix de l’Organisation des Nations Unis (ONU) réalisera sa première intervention armée en envoyant sur place ses soldats « Les Casques bleus » .